Le Conseil d’Administration de l’AEFE s’est déroulé le 18 décembre 2025 dans un contexte de grande division. La mesure visant à transférer le coût des retraites sur nos frais de scolarité a reçu 17 voix pour et 17 voix contre.

Cette parité montre que notre contestation est légitime, qu’elle a été entendue et qu’il faut absolument la poursuivre. Ce projet n’est rien d’autre qu’un impôt déguisé qui fragilise les établissements français à l’étranger.

👉 Au niveau local, nous continuons à travailler ensemble— parents, enseignants, personnels et direction du lycée — pour minimiser l’impact de ces hausses, si elles s’avéraient actées. Nous partageons tous le même objectif de sauvegarde de notre communauté scolaire.

👉 Au niveau national, les familles doivent continuer de porter leur voix auprès de l’AEFE et des élus pour refuser ce transfert de charges injuste (et potentiellement illégal) qui met en danger l’excellence du réseau.


Après les simulations budgétaires présentées aux associations de parents d’élèves par la direction du lycée, il est malheureusement confirmé que le redressement financier de l’AEFE sera supporté directement par les familles.Il apparaît maintenant que la hausse de la participation annoncée à caractère exceptionnel et temporaire, aura bien lieu, mais sous la forme d’un transfert de charge sur les familles, qui sera, lui, définitif.   

💰  Nouvelle mesure financière imposée par l’AEFE : Prendre en charge les pensions civiles

Les établissements supportent déjà une part croissante de la rémunération des personnels détachés (via le PRRD, la Participation à la Rémunération des Personnels Détachés). L’AEFE y ajoute l’obligation d’assumer leurs retraites (les pensions civiles).  Les pensions civiles des personnels détachés (direction, enseignants formateurs, enseignants résidents et détachés) sont aujourd’hui payées à 100% par l’État français.  L’AEFE compte demander aux établissements d’en assurer progressivement 35% en 2026, puis 50% en 2027, taux qui sera ensuite «pérennisé», comme écrit dans les propositions du prochain CA AEFE.  

C’est un choix politique, pas une fatalité budgétaire : Ces pensions ne représentent que 0,003% du budget total pour le Ministère français de l’Éducation Nationale. L’État pourrait très certainement assumer de nouveau cette charge.  
 💸 Impact chiffré au Lycée Charles Lepierre

Les simulations pour le lycée Charles Lepierre, basées sur cette nouvelle charge, indiquent : 
Attention : Ces montants représentent la répercussion de cette seule mesure.Une augmentation annuelle de 5% était déjà prévue en 2026 pour l’inflation, les investissements et les coûts de fonctionnement.Les autres participations demandées par l’AEFE peuvent aussi augmenter (comme la participation à la rémunération des résidents, ou le transfert de postes de détachés en contrat local pris en charge à 100%).Ces simulations considèrent que le nombre d’élèves restera stable. Malheureusement, au vu des coupes constantes dans les bourses scolaires et de l’inflation à Lisbonne, ce n’est pas une garantie à long terme. 
  📉   Au dela du coût, impact sur la qualité

La mobilisation du 11 décembre des enseignants et personnels du Lycée Charles Lepierre avait deux aspects : la réforme du Code du travail portugais, qui impacte tout le personnel de droit local, également, et de manière significative, cette réforme de l’AEFE : les coupes budgétaires et le transfert de charges impactent l’ensemble des personnels et des familles. Au-delà de l’aspect financier, le désengagement de l’Etat français fragilise la qualité de l’enseignement offert :L’AEFE continue à diminuer le nombre d’enseignants détachés pour économiser sur les charges. Au niveau local, un budget trop juste pourrait aussi mener à la diminution du nombre d’enseignants locaux et/ou des effectifs.  

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