Dernière mise à jour : 20/03/2026

Le désengagement de l’État français : L’AEFE transfère désormais une partie des pensions civiles des personnels détachés (direction, enseignants formateurs, enseignants résidents et détachés) directement sur le budget des établissements : 35% en 2026, puis 50% en 2027. Les établissements supportent déjà une part croissante de la rémunération des personnels détachés (via le PRRD, la Participation à la Rémunération des Personnels Détachés).  L’AEFE y ajoute l’obligation d’assumer leurs retraites (les pensions civiles).  C’est un choix politique, pas une fatalité budgétaire : ces pensions ne représentent que 0,003% du budget total pour le Ministère français de l’Éducation Nationale, qui pourrait en assumer de nouveau la charge.

Une explosion des frais de scolarité : Pour combler ce déficit imposé, une hausse brutale est prévue en 2026 : de +10 à +11% selon les niveaux à la rentrée 2026-2027. À terme, le lycée risque de devenir inaccessible pour de nombreuses familles, brisant la mixité sociale qui fait sa force.

Au-delà de l’aspect financier, le désengagement de l’Etat français fragilise la qualité de l’enseignement offert :
– En ponctionnant la trésorerie des établissements, la réforme limite nos capacités d’investissement (rénovation, équipements, projets pédagogiques).
– L’AEFE continue également à diminuer le nombre d’enseignants détachés pour économiser sur les charges.
– Au niveau local, un budget trop juste pourrait aussi mener à la diminution du nombre d’enseignants locaux et/ou des effectifs.  20


Nos actions menées pour défendre vos droits :

🚫 Boycott — janvier 2026

La FCPE Lisbonne, le GPE et les représentants des personnels enseignants et non enseignants ont boycotté le Conseil d’Etablissement prévu le 12 janvier 2026 pour dénoncer les mesures adoptées par l’AEFE et protester contre le désengagement de l’État.

🎙️ Déclarations Liminaires : Déclarations lors des Conseils d’Établissement du Lycée Charles Lepierre

19 mars 2026
Déclaration liminaire — Conseil d’établissement 19 mars 2026
La FCPE et le GPE soulignent leur indignation sur la présentation des comptes 2025 de l’AEFE et la précipitation à augmenter les frais de scolarité.
Lire la déclaration →
12 janvier 2026
Déclaration liminaire — Conseil d’établissement
Déclaration commune des parents, enseignants et personnel non enseignant pour dénoncer les mesures votées en décembre au CA de l’AEFE.
Lire la déclaration →
10 novembre 2025
Déclaration liminaire — Conseil d’établissement 19 novembre 2025
Première alerte de la FCPE Lisbonne sur les mesures annoncées par l’AEFE.
Lire la déclaration →

🤝 Coordination Internationale : Travail conjoint avec les autres sections FCPE du réseau (Espagne, Maroc, etc.) et la fédération de parents d’élèves UNAAPE (Londres, Rabat, Madrid, Barcelone…) pour peser ensemble face à l’AEFE

📢 Communication aux Parents

✉️ Lettres aux Élus : Interpellation systématique des sénateurs et députés des Français de l’étranger pour obtenir un gel de la réforme.


📰 12/03/2026 | Karim Ben Cheïkh : Demande de suspension immédiate de la réforme

Le député Karim Ben Cheïkh exige le gel des mesures adoptées le 18 décembre 2025 suite à la révélation d’un bilan financier 2025 excédentaire.
Contradiction budgétaire : L’AEFE affiche un excédent de 3 millions d’euros alors qu’un déficit de 59 millions avait été annoncé pour justifier la réforme.
Contestations des mesures : Rappel que le transfert de charges vers les établissements a été imposé contre l’avis des parents, des enseignants et des parlementaires
Exigence de transparence : Demande de suspendre les décisions de décembre comme préalable indispensable à toute concertation sincère sur l’avenir du réseau

📰 11/03/2026 | Déclaration liminaire de la sénatrice H. Conway-Mouret au CA de l’AEFE

Intervention de la sénatrice Hélène Conway-Mouret ciblant la dérive budgétaire de l’Agence.
Le constat : Les frais de scolarité servent de plus en plus à compenser le retrait financier de l’État.
Le risque : Une exclusion progressive des classes moyennes au profit d’une clientèle internationale aisée.

🎥 18/12/2025 | Sénat : “L’avenir du réseau AEFE est menacé”

Intervention de Ronan Le Gleut, Sénateur des Français établis hors de France, interpellant le Ministre des Affaires Étrangères.
Les points clés :
– Confirmation d’une hausse moyenne de 400 € par an et par enfant [00:31].
– Risque de déscolarisation massive des familles françaises et étrangères [00:50].
– Menace sur l’objectif “Cap 2030” de doublement des effectifs du réseau [02:02].

📢 11/03/2026 | Conseil d’Administration de l’AEFE : La FCPE sonne “l’alerte rouge”

En déclaration liminaire au CA de l’AEFE, le représentant FCPE a dénoncé une “agonie” du réseau et une rupture de confiance profonde entre les familles et l’État :
* Désengagement et “imposture pédagogique” : Critique du transfert du coût des pensions civiles vers les familles et de la réduction drastique des enseignants titulaires
* Crise immobilière et financière : Opacité des budgets (Rabat), infrastructures dégradées (Casablanca) et loyers exorbitants (Tanger, Porto)
* Mixité sociale en péril : Des hausses de frais insoutenables (ex: +10,5% à Lisbonne, +7% au Maroc) qui transforment le réseau en un système élitiste et “captif”
* L’exigence de la FCPE : Un audit indépendant des établissements, un engagement budgétaire pluriannuel de l’État et la levée des verrous qui paralysent les investissements

📢 27/11/2025 | Déclaration FCPE au Conseil d’Administration de l’AEFE du 27 novembre 2025

Lors du Conseil d’Administration de l’AEFE à Paris, le Vice-Président national de la FCPE a dénoncé une “crise d’une gravité sans précédent” pour le réseau
Les points d’alerte majeurs :
* Le désengagement de l’État : Un transfert méthodique du coût du service public vers les seules familles
* Une logique “marchande” : La transformation d’un réseau public en produit financier où l’élève devient un coût à équilibrer
* Mesures explosives : Hausse généralisée des frais de scolarité et transfert des pensions civiles aux établissements (comme au Lycée de Lisbonne)
* L’exigence de la FCPE : Un changement de cap immédiat pour que l’enseignement français reste accessible et fidèle à sa mission de service public.

🎙️ 25/02/2026 | Mission d’information au Sénat (Podcast)

Les sénateurs Mathilde Ollivier et Yan Chantrel présentent leur mission d’information sur l’avenir du réseau AEFE.
Les points abordés :
– Éclairage sur les différences d’approche avec les travaux de Samantha Cazebonne.
– Hausse des frais de scolarité et mixité sociale.
– Gouvernance du réseau et plan “Cap 2030”.

💬 12/02/2026 | S. Cazebonne : Tentative de rassurer les familles

La sénatrice Samantha Cazebonne s’exprime sur les mesures d’accompagnement prévues pour limiter l’impact de la réforme sur les personnels et les parents.
L’objectif affiché : Moderniser la gouvernance sans casser le réseau.
Le débat : Une vision qui reste en forte opposition avec celle des associations de parents

🎙️ 05/02/2026 | Interview : “Une réforme dans l’urgence n’est jamais bonne”

Entretien avec Jean d’Ayet sur les dangers d’une application précipitée de la réforme. Il pointe les incohérences d’un système qui fragilise les établissements en gestion directe (EGD) comme celui de Lisbonne.
Le message : La nécessité de suspendre la réforme pour une évaluation sérieuse.
Le danger : Fragiliser l’équilibre financier des lycées pour les décennies à venir.

⚠️ 20/01/2026 | Réforme AEFE : Une “avalanche de critiques”

Tour d’horizon des réactions après les annonces officielles. Syndicats, fédérations de parents et élus dénoncent une réforme injuste et dangereuse pour l’excellence française.
Critique majeure : Un manque total de concertation avec les usagers.
Impact : La menace sur les investissements pédagogiques au profit de la gestion comptable.

📰 18/01/2026 | Réseau AEFE : Les familles face à la hausse des frais

Analyse de l’inquiétude grandissante dans le réseau mondial. Le désengagement de l’État français place les parents dans une situation financière intenable.
Le problème : L’arrêt du financement des retraites des enseignants détachés par la France.
La conséquence : Un risque réel de départ de nombreuses familles du système français.


Pour décrypter les enjeux actuels, il est essentiel de comprendre les termes techniques qui cachent une réalité budgétaire brutale pour les familles.

  • AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Étranger) : Établissement public qui pilote le réseau mondial. Elle traverse une crise de sous-financement historique avec un budget au plus bas alors que les besoins augmentent.
  • DGM (Direction Générale de la Mondialisation) : Direction du ministère des Affaires étrangères qui exerce la tutelle sur l’AEFE.
  • FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’Élèves) : Première fédération de parents, elle dénonce le transfert du coût du service public vers les familles et refuse que l’éducation devienne un produit financier.
  • FAPEE & UNAAPE : Autres fédérations de parents d’élèves représentées dans les instances de l’enseignement français à l’étranger

  • EGD (Établissement en Gestion Directe) : Statut du Lycée Français Charles Lepierre de Lisbonne. Contrairement aux lycées “conventionnés” ou “partenaires”, il est une composante directe de l’AEFE. Son budget est intégré à celui de l’Agence, ce qui le met sous une tension extrême lors des réformes budgétaires.
  • Conventionné : Établissement géré par une association de droit local qui a signé une convention administrative, pédagogique et financière avec l’AEFE.
  • Partenaire : Établissement privé ayant signé un accord de partenariat. Il est plus autonome mais reçoit moins de subventions.
  • Homologation : Certification accordée par le ministère de l’Éducation nationale attestant que l’enseignement est conforme aux programmes français. La réforme fait peser un risque de “déhomologation” pour certains établissements partenaires qui ne pourraient plus suivre les exigences financières de l’AEFE.

  • Détachés (Expatriés) : Enseignants titulaires de l’Éducation nationale française envoyés par l’État. C’est sur leurs retraites (Pensions Civiles) que porte la réforme actuelle.
  • Résidents : Enseignants titulaires de l’Éducation nationale qui résident déjà au Portugal. Ils sont payés par l’AEFE, mais le lycée doit rembourser une partie de leur salaire via la PRR.
  • PDL (Personnel de Droit Local) : Recrutés et payés directement par le Lycée de Lisbonne sur son propre budget. Ils ne sont pas concernés par les réformes de l’État français, mais leur nombre augmente pour pallier la réduction des postes de titulaires.

  • Pensions Civiles (le choc 2026-2027) : Ce sont les cotisations de retraite des Détachés. Auparavant payées par l’État, le lycée devra en payer 35% en 2026, puis 50% en 2027, provoquant une hausse immédiate de vos frais de scolarité
  • PRR (Participation à la Rémunération des Résidents) : C’est la somme que le lycée “reverse” à l’AEFE pour chaque enseignant Résident. C’est un coût fixe qui pèse lourdement sur le budget de fonctionnement. Le taux de PRR est passé de 44% à 56% à Lisbonne sur les 5 dernières années.
  • PFC (Participation Financière Complémentaire) : Une “taxe” que chaque lycée verse à l’AEFE (calculée sur les frais de scolarité perçus) pour faire fonctionner l’Agence mondiale. Elle est actuellement de 6%.

Pour comprendre la mobilisation, il faut regarder comment les recettes (vos frais de scolarité) sont dépensées.
La répartition des dépenses :
Dépenses “Incompressibles” (AEFE) : Versements obligatoires pour les Pensions Civiles (retraites des détachés), la PRR (salaires des résidents) et la PFC (taxe sur le chiffre d’affaires du lycée)
Dépenses Locales : sous contrôle direct de l’établissement (entretien, projets, matériel, salaires locaux…).
Le constat :
– Une part croissante des frais de scolarité est “aspirée” par l’Agence pour compenser le retrait financier de l’État
– Le déséquilibre budgétaire est tel que chaque élève devient une “variable d’ajustement”

Poste de dépenseTypeImpact de la Réforme
Dépenses LocalesSalaires locaux, entretien, électricitéSous contrôle direct du Lycée.
PFC (Reversement AEFE)Taxe sur le montant total des frais de scolarité6% pour financer le réseau mondial.
PRR & Pensions CivilesSalaires et retraites des détachésExplosion des coûts suite au désengagement de l’État.
InvestissementsRénovations, matériel pédagogiqueEn baisse, car l’argent est aspiré par les charges de personnel.

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